CINEMA D'ANIMATION : 24 HEURES A BRUZ

VINGT-QUATRE HEURES A BRUZ,

CAPITALE (POUR UNE SEMAINE) DU CINEMA D’ANIMATION

 

Vingt quatre heures petites heures dans le village de Bruz (Ille et Vilaine) où, depuis deux ans, se déroule le festival national du cinéma d’animation organisé par l’AFCA. Le festival est discret, un peu à l’écart de la place centrale, dans les locaux de la salle de spectacle contigüe à la médiathèque.

A l’entrée, le visiteur est accueilli par la « caravane anim » qui présente de jolis décors de dessins animés.

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Peu de festivaliers mais ça lui donne le charme des festivals intimes où on peut croiser les auteurs (ça m’a presque rappelé la première édition du festival d’Angoulême où on pouvait boire un verre à côté de Gotlib et de Bretecher ou croiser Buzelli trainant sa parano). C’est dire qu’il faut s’y rendre avant qu’il prenne une autre dimension.

Pour moi, ça a commencé par une déception. Je m’étais débrouillé pour arriver avant 16 heures (après 250 bornes de route quand même) afin d’assister à la conférence de  Sebastien Roffat sur « propagande et dessins animés ». J’avais consulté son ouvrage (site de S. Roffat : http://www.cellulo.net/ )  l’année où trois de mes élèves de première avait fait un bon TPE sur ce thème. Conférence annulée au dernier moment ! En « échange », si j’ose dire, on nous a proposé de voir les trois courts métrages d’Anne –Laure Totaro, jeune réalisatrice décédée récemment à l’âge de trente ans. Ses deux films d’étude, « le bouillon » et L'edimythe, et « Mémoire fossile » réalisé avec Arnaud Demuynck et qui a obtenu le prix du Meilleur Court-Métrage Belge au Festival International du Film d'Amour (ou FIFA) de Mons (http://www.youtube.com/watch?v=YqTUKTdSXUI ).

 Je n’avais rien préparé et n’avais pas regardé le programme ; aussi, après ces trois court-métrage, me dirigeai-je de confiance vers la salle contigüe où on annonçait « la traversée » (http://www.festival-film-animation.fr/programme/samedi-10-decembre/283-bru-imagee-sam.html ). Excellente surprise : Florence Miailhe et l’actrice Agathe Chouchan proposaient une lecture sur les premiers essais du long métrage à venir de Florence Miailhe (écrit en collaboration avec l’écrivain Marie Deplechins) qui raconte l’histoire de ses grands parents  juifs, chassés de Russie en 1905. http://www.youtube.com/watch?v=sgpThGbKexY

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Dans la foulée, j’assistai à « 50 ans de films d’atelier » : sept courts métrages écrits soit avec des enfants soit dans le cadre d’hôpitaux psychiatriques ( http://www.festival-film-animation.fr/programmes-speciaux/films-datelier/287-bru-sam2.html ). Parmi ceux-ci j’ai retenu le formidable « voyage de Badabou » d’Henri Gruel, fait à partir de dessins d’enfants et de papiers découpés : un petit africain, Babdabou, visite la grande ville avec tois animaux dont un lion et un singe ...absolument jubilatoire ! (Je n’ai pas trouvé d’extraits sur Internet. Grand dommage !) Vint ensuite  « Les dents du singe » de René Laloux, écrit avec un groupe de malades de l’hôpital psychiatrique de Cour-Cheverny : un dentiste démoniaque vole les dents des pauvres pour les revendre aux riches. Le scénario est brisé, difficile à suivre,...et assez angoissant.

Tout à l’opposé, « la leçon de choses » de Juliette Loubières illustre les propos de tiut petits de maternelle sur les mystères de la naissance. Le tout à partir d’animations de dessins d’enfants. (http://s200.photobucket.com/albums/aa287/acidtiti/?action=view&current=lalecondechose.mp4)

C’est tout pour le Samedi

 

Dimanche matin, début à 11 heures avec les travaux d’études des étudiants ( http://www.festival-film-animation.fr/programme/dimache-11-decembre/191-competition-film-detudiants.html ). Onze courts métrages :

Ludo (3mn 39) : un enfant à part rêve d’être un oiseau. Scénario et animation classiques.

Maximall (6mn) : le thème est réjouissant. Un homme est agressé en pleine nuit sur un parking de supermarchés par des caddies sauvages. Mais le choix exclusif de l’animation 3D par ordinateur donne un peu de froideur à l’ensemble.

« Lutins » qui met en scène les esprits des maisons. Une belle idée, une chute sympathique mais l’ensemble est aussi marqué par une 3D peu attrayante et une polarisation sur une « bagarre hollywoodienne » entre l’esprit de la maison et sa future propriétaire.

« Le roi des Echos » : une belle adaptation d’un conte africain.

« La fille qui pleut » : une animation inventive et déjantée. http://vimeo.com/32323549

« Paix » un film très court de 2 mn qui représente...quoi au fait ? Un petit animal jaune se promenant dans un décor bleuté. Rien de plus mais j’en aurai redemandé quelques minutes de plus ! Apaisant et un peu fascinant.

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« Elaine » : une petite fille, Eliane, emmène son poisson rouge à la mer. Simple, tendre,...et qui m’a fiat immanquablement songé à la « sirèe «  de Tezuka.

« Tuolanka » : La mort vient chercher le peintre Tuolanka. Une belle animation mais on peut regretter l’influence trop voyante de Miyazaki.

« Pile ou face » : une animation originale, un peu « clinquante » et c’est ce qui fait son originalité.

« Mortys » : alors que la population augmente, la mort continue à travailler de manière artisanale, ce qui l’empêche de voir sa fille qui en souffre. La petite décide alors d’aider sa mère en informatisant sn travail. Le thème et le scénario sont bien construits, rendant l’histoire attrayante. Mais là aussi les influences trop visibles, ici Tim Burton, plombent l’ensemble. Je n’aime pas voir ce que j’ai déjà vu et que j’aime déjà.

Et puis, à 14 heures ce fut la projection du « tableau » de Laguionie. Une très belle surprise qui fera l’objet d’un commentaire à part

http://www.festival-film-animation.fr/

 

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