Laurent MUCCHIELLI : LA DECOUVERTE DU SOCIAL - NAISSANCE DE LA SOCIOLOGIE EN FRANCE - La Découverte - 1998

LA DECOUVERTE DU SOCIAL -
NAISSANCE DE LA SOCIOLOGIE EN FRANCE.
(Laurent Mucchielli) - La Découverte - 1998

L'auteur, Laurent Mucchielli, entreprend d'expliquer comment la sociologie durkheimienne s'est construite en France à la fin du XIXème et au début du XXème siècle à travers un triple défi.
Il a d'abord fallu neutraliser les thèses « naturalistes » de l'époque qui expliquaient les phénomènes sociaux par l'influence de la race, de la constitution physique ou de la naissance et interdisait donc l'apparition d'une véritable science sociale.
Il a fallu ensuite qu'au sein de la discipline naissante qu'est la sociologie, un paradigme s'impose. Ce fut le paradigme durkheimien qui évincera les approches concurrentes, notamment celles de Gabriel Tarde et de René Worms.
La sociologie ayant la prétention de présenter des explications globales, elle a du se confronter aux autres disciplines des sciences sociales. Mucchielli nous montre comment à travers la création de la revue « l'Année Sociologique », les sociologues ont cherché à faire accepter le paradigme durkheimien au delà des frontières institutionnelles de la sociologie, avec plus ou moins de réussite selon les cas.

C'est à cette histoire de l'institutionnalisation de la sociologie durkheimienne que Laurent Muccheilli nous invite. Pour autant, il n'entreprend pas une « histoire héroïque » construite tour d'un « père fondateur ». Bien au contraire, il pense qu' il est nécessaire de prendre en compte le travail de l'ensemble des chercheurs qui partagent les mêmes objectifs que Durkheim ainsi que le contexte social, économique et politique dans lequel s'est faite cette institutionnalisation. Plutôt que vers un « père fondateur » il faudra se tourner vers « des » fondateurs et même vers un « moment fondateur ».
Il s'agit, à mon sens, d'un livre important pour les enseignants de sciences économiques et sociales pour comprendre comment s'est constituée une des deux disciplines qu'ils ont à utiliser.


PARTIE I : LES FORCES EN PRESENCE.
DES RACES AUX SOCIETES - L'APOGEE DU NATURALISME.

La première partie du livre est consacrée à la confrontation des thèses innéistes (ou naturalistes) et des approches plus proches de la sociologie. Par thèses innéistes, on peut entendre l'anthropologie raciale de Broca qui tente, par exemple, d'établir les différences raciales par des mesures crâniennes , mais également les thèses du « criminel né » de Lombroso. Il faut ajouter deux auteurs à l'influence certaine même s'ils n'ont pas été véritablement été intégrés dans la communauté scientifique : Vacher de Lapouge et sa thèse de la lutte des brachycéphales contre les dolichocéphales, ainsi que Gustave Lebon, auteur de « la psychologie des foules », et qui a récupéré tous les préjugés de l'époque sur les races, les femmes et les juifs.
Face à ce courant naturaliste, qui domine le monde universitaire, notamment avec l'anthropologie raciale de Broca, il existe un courant plus modéré, celui du chrétien Quatrefages qui, sans contester l'idée de race, pense que l'idée d'inégalité héréditaire et irréversible peut être contestée. Il faut noter que l'idée de race a été rarement réfutée durant cette période à certaines exceptions près comme, par exemple, Topinard (« Les races sont des abstractions dont nous établissons le type par voie d'analyse »).

Toutefois, les choses vont changer à partir des années 1885-1890, années durant lesquelles l'idée selon laquelle le destin de l'homme n'est pas inscrit tout entier dans sa constitution va se développer. Nous assistons d'abord à l'apparition de deux disciplines nouvelles, la psychologie qui allie les facultés de Lettres et de médecine avec la création de la première chaire attribuée à Ribot en 1885, et la sociologie, plutôt liée à la philosophie, avec l'attribution de la chaire de « sciences de l'éducation » à Durkheim en 1887.

L'arrivée de ces nouvelles disciplines se fait dans un contexte dont on ne peut sous-estimer l'importance : c'est l'époque du gouvernement Ferry (1879-1885) et de la laïcisation ; mais c'est aussi l'époque où, face à la crise économique et financière (krach de l'Union Générale), la « question religieuse » cède la première place à la « question sociale » dans les débats qui déchirent les français; c'est également à cette époque que se développe un « nouvel antisémitisme » dont Drumont est la figure la plus connue, alliant l'antisémitisme religieux « traditionnel » à l'anticapitalisme populaire et au racisme moderne. Dans ce contexte, l'affaire Dreyfus occupera un rôle central non seulement dans le champ politique mais aussi dans la consolidation de l'équipe gravitant autour de Durkheim.

L'ETABLISSEMENT DE LA SOCIOLOGIE.
Au tournant du XXème siècle, il a d'abord fallu que la sociologie construise son identité autour d'un paradigme. La naissance de la sociologie va se jouer dans la confrontation de trois figures, Emile Durkheim, Gabriel Tarde et René Worms.
René Worms, grâce à un réseau social important, contribuera aux premières tentatives d'institutionnalisation de la sociologie, notamment par la création de la « Revue Internationale de sociologie » et à la constitution de colloques rassemblant des chercheurs de toute obédience mais dont il sortira peu d'échanges concrets. Il sera l'auteur d'une approche « organiciste » de la société, fondée sur les notions de fonctions et de lutte pour la vie, très influencée par Spencer et par les thèses de l'anthropologie racialiste (Cette dernière influence peut expliquer qu'il publiera les écrits de Vacher de Lapouge).
Nommé au Collège de France et à l'Académie des Sciences Morales et Politiques en 1900, Gabriel Tarde était à l'époque le sociologue français le plus connu et réputé. Il est connu pour avoir développé une « interpsychologie » fondée sur le concept « d'imitation » et il sera un des premiers à s'opposer aux thèses naturalistes (avec parfois quelques ambiguïtés, comme vis-vis des travaux de Lombroso par exemple) et à récuser le darwinisme social, les thèses racialistes et le spencérisme.
Durkheim s'oppose également aux thèses naturalistes et prône le recours aux méthodes comparatistes (historique et ethnologique). Il est connu pour son holisme impliquant que le tout est différent de la somme des parties, sa conception du fait social, le concept de « conscience collective » et l'utilisation des variations concomitantes.

Pour Mucchielli , le facteur essentiel permettant d'expliquer la domination de Durkheim sur la sociologie française est qu'il a réussi à mettre en place une équipe cohérente (sans sous-estimer l'importance des autres facteurs comme la cohérence méthodologique). Le consensus n'y est pas total (Bouglé, par exemple, émet des divergences à l'égard de la démarche de Durkheim) mais l'affaire Dreyfus constituera un moment essentiel dans la cohésion intellectuelle du groupe. En effet, tous les durkheimiens se trouvent du coté des dreyfusards et tous rejoignent d'une façon ou d'une autre l'idéal égalitaire (par le socialisme, le radicalisme ou le solidarisme) tandis que Durkheim s'implique dans la création de la Ligue de Droits de l'Homme à Bordeaux.
Le rapport de force basculera en faveur de Durkheim , et de la sociologie en général, à partir de 1902-1903, année où Durkheim est nommé à la Sorbonne, alors que Lucien Herr conseille la lecture de ses ouvrages à ses étudiants normaliens et que les ralliements vont se multiplier (Levy-Bruhl en 1903, le linguiste Antoine Meillet en 1902).


PARTIE II : LES FRONTIERES DE LA DISCIPLINE.

INTRODUCTION : LA DIFFUSION DU PARADIGME SOCIOLOGIQUE.
La création de la revue « l'Année Sociologique » sera essentielle dans la définition des contours de la sociologie mais cela suppose aussi la mise en place de stratégies vis-à-vis des autres disciplines des sciences humaines, stratégies qui iront de la victoire pure et simple (sur les thèses bio-sociologiques) jusqu'aux rapprochements et alliances (linguistique, ethnologie, psychologie) ou aux rendez-vous manqués (criminologie, économie politique).

SOCIOLOGIE ET BIOLOGIE : LES COMBATS DE L'ANNEE SOCIOLOGIQUE.
En 1898, le champ de la sociologie est dominé par la « bio-sociologie » qui est représentée par trois courants, l'anthropologie raciale de Broca, les écrits de Vacher de Lapouge et l'organicisme de René Worms, courants qui seront remis en cause puis disqualifiés au tournant du siècle.
Cela passera d'abord par une neutralisation des travaux de Worms. Durkheim ne rejette certes pas l'organicisme s'il est utilisé de manière métaphorique ; en revanche il n'adhère pas à l'organicisme « réaliste » de Worms. Avec l'aide de Tarde, l'approche de Worms sera évincée du champ de la sociologie à partir de 1897.
Par ailleurs, Manouvrier, professeur d'anthropologie physiologique, disqualifiera en 1899 les thèses de Vacher de Lapouge en montrant leur inanité scientifique.
Enfin, l'affaire Dreyfus donnera une dimension nouvelle à la notion de race et sera un support permettant de remettre peu à peu en cause l'anthropologie raciale.

SOCIOLOGIE ET CRIMINOLOGIE.
Au début du XXème siècle, la question centrale en matière de criminologie est celle de la « délinquance juvénile ». A ce moment, les thèses dominantes sont innéistes et héréditaristes (Lombroso) et mettent en avant la prédisposition individuelle au crime. C'est cette perspective que Gaston Richard, chargé de la rubrique « sociologie criminelle » dans l'Année Sociologique, combattra. Il soutiendra la thèse selon laquelle c'est au cœur de la société, et plus précisément de la socialisation familiale qu'il faut chercher l'explication de la délinquance juvénile. Gaston Richard s'intéressera également aux associations de malfaiteurs et aux procédures de socialisation qu'elles supposent.
Finalement, la sociologie criminelle sera, d'après Mucchielli, un échec relatif des Durkheimiens (notamment à cause du départ de Gaston Richard en 1907) mais il pose la question de savoir dans quelle mesure l'héritage durkheimien aura influencé la sociologie américaine (on pense évidemment à l'Ecole de Chicago) à partir de 1910.

SOCIOLOGIE ET PSYCHOLOGIE - UN DIALOGUE ESSENTIEL.
D'après Mucchielli, les durkheimiens ont toujours vu la psychologie comme un interlocuteur légitime. S'ils récusent les notions de psychologie des foules et de psychologie des peuples, ils reconnaissent l'importance d'une psychologie sociale ou d'une « psychologie des groupes » (Bouglé) et développent le concept de « représentation collective ».
Certains travaux traduisent cet intérêt, comme l'article de Durkheim et Mauss « De quelques formes primitives de classification » ou les travaux de Mauss et Hubert sur la pensée magique. Entre 1910 et1912, trois ouvrages clés vont paraître : « Le mélange d'histoire des religions » de Mauss et Hubert (1909), « Les fonctions mentales dans les sociétés inférieures » de Lévy-Bruhl ( 1910) et, surtout, les formes élémentaires de la vie religieuse » de Durkheim. Contrairement aux idées communément acceptées, les sociologues durkheimiens ne rejettent pas la psychologie.
Mais qu'en est il des psychologues ? Du côté des psychologues, les positions sont variées : on constate une indifférence de Pierre Janet à l'égard de la perspective sociologique, en revanche Binet et Ribot y sont sensibles et se rapprocheront des idées durkheimiennes. Charles Blondel ira plus loin en 1910 en demandant aux psychologues d'opérer une véritable reconversion reconnaissant que le psychisme humain résulte d'une construction sociale. Mucchielli conclut donc à u rapprochement fructueux entre les deux disciplines.

SOCIOLOGIE ET LINGUISTIQUE - LE RAPPROCHEMENT D'ANTOINE MEILLET.
Antoine Meillet est un disciple de Saussure auquel il succèdera à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes en 1891 (« grammaire comparée des langues indo-européennes ») mais alors que Saussure voit la structure linguistique comme un système clos, Meillet la voit comme déterminée par les conditions concrètes de pratique de la langue.
On peut dire qu'il fera la promotion de la sociologie linguistique et de l'approche durkheimienne.
Il présente la langue comme un « fait social » au sens durkheimien du terme (extériorité et contrainte). Il s'intéresse aux conditions concrètes des parlers dans leur variation (localité, groupes,...) et son travail tourne notamment autour de quatre questions qui sont de savoir comment la structure sociale détermine la langue, comment l'action guide la pratique linguistique, comment des groupes sociaux créent leur propre langue et enfin comment les contacts entre groupes modifient la langue.
Il s'opposera donc à la « linguistique naturaliste » qui voit la langue comme un phénomène naturel et, en présentant la langue comme un fait social, il prendra clairement parti pour Durkheim contre Tarde.
On a ici un raccourci des deux évolutions dégagées par Mucchielli : élimination des thèses naturalistes et adoption progressive de la perspective durkheimienne.

SOCIOLOGIE ET GEOGRAPHIE
A la fin du XIXème siècle, la géographie est encore essentiellement naturaliste et s'appuie sur les notions de frontières naturelles et de « pays », usant d'un déterminisme étroit entre la terre et les hommes ; mais cela va changer peu à peu au début du XXème siècle :
les Durkheimiens estiment qu'entre la terre et les hommes s'interpose la société et, notamment, la parenté qui est le fait social fondamental (et non la propriété du sol). Une confrontation ouverte entre géographes et sociologues s'instaure dès 1906 et le travail de Mauss et Beuchat sur « les variations saisonnières de la société eskimo. Etude de morphologie sociale » peut être considéré comme une tentative de montrer la supériorité de l'approche sociologique sur le terrain des géographes.
La géographie va se transformer lentement du fait du ralliement de deux géographes, Vacher et Demangeon, à la perspective sociologique mais surtout à cause de la découverte du fait urbain américain aboutissant à remplacer la notion de « région naturelle » par celle de « région économique ».
Enfin, la subdivision, en 1913, de la chaire de géographie de la Sorbonne en deux (géographie physique, géographie humaine) marquera symboliquement cette tendance de la géographie à s'ouvrir à la perspective sociologique

SOCIOLOGIE ET HISTOIRE - LE DIALOGUE DES SŒURS ENNEMIES
Entre 1875 et 1895, tous les grands maîtres de l'historiographe romantique vont disparaître et laisser place à une nouvelle génération dont les membres ont en commun une même formation (essentiellement à l'ENS) et des convergences politiques (socialistes, dreyfusards) et qui vont s'ouvrir aux perspectives économiques et sociales sous la houlette, notamment, de Fustel de Coulanges (« La Cité antique »-1864) qui prône l'Histoire comparée, refuse le rôle de la race et est un pionnier de l'Histoire économique et sociale. Pour lui, l'Histoire est « la science des fais sociaux » et « est la sociologie même », rejoint en cela par Durkheim pour qui Histoire et Sociologie ne font qu'un. Cette perspective est cependant contestée par Seignobos mais celui-ci sera isolé, Mantoux rejoignant les partisans d'un dialogue étroit entre Histoire et sociologie. La période 1890-1914 marquera véritablement la naissance de l'Histoire économique et sociale.

SOCIOLOGIE ET ETHNOLOGIE - LE RELATIVISME CULTUREL.
Les durkheimiens vont s'attaquer à la perspective évolutionniste et européocentriste dominante à l'époque ainsi qu'aux explications innéistes comme celle de l'Ecole anglaise d'anthropologie religieuse. Certes, Durkheim peut être considéré comme évolutionniste mais il s'agit d'un évolutionnisme méthodologique qui rejette le finalisme, le déterminisme et l'innéisme.
Mauss et Durkheim vont donc entamer une amorce de relativisme culturel en montrant qu'il n'existe pas de peuples non civilisés et que la dichotomie « sauvage/civilisé » n'est pas légitime. Par ailleurs, ils introduisent l'hypothèse diffusionniste en France mais avec un grand scepticisme, ne l'admettant pas pour des données structurelles comme la famille ou les Institutions et ils développent la notion de « Civilisation » (en tant qu'entité recouvrant un ensemble de sociétés).
A partir de 1900, un grand nombre d'anthropologues va pencher vers la vision durkheimienne, se rapprochant d'eux lors de l'affaire Dreyfus et établissant des liens entre les journaux « l'Anthropologie » et « l'Année Sociologique ». Enfin, en 1910 est créé l'Institut Français d'Anthropologie, réseau qui permettra la création en 1925 de l'Institut dEthnologie de Paris.

SOCIOLOGIE ET ECONOMIE POLITIQUE.
D'après Mucchielli, tous les sociologues du tournant du siècle, y compris Max Weber, cherchent à dépasser le modèle de l'Homo- Oeconomicus. Dans l'équipe durkheimienne c'est François Simiand qui se chargera de refonder une véritable sociologie économique. Il faut pour cela rompre avec le mythe de la robinsonnade économique et avec la psychologie de convention retenue par l'économie classique afin d'adopter une véritable psychologie sociale. Les faits économiques ne sont donc qu'une forme particulière de faits sociaux et, par exemple, les prix ne dépendent pas de l'offre et de la demande mais d'une série de facteurs sociaux qui font qu'ils s'établissent autour d'une norme conventionnelle.
Simiand travaillera à partir de variations concomitantes mais utilisera aussi d'autres documents comme des rapports parlementaires ou des compte-rendus syndicaux...pour analyser les motivations des acteurs. Enfin, il accordera une grande importance à la psychologie sociale liée aux systèmes économiques, non de manière globale mais en s'intéressant à la situation sociale des acteurs impliqués et en cherchant à comprendre leur état d'esprit.
Globalement, ces travaux n'auront que peu d'impact sur les économistes y compris sur ceux qui, comme Charles Gide, auraient pu paraître comme favorables à la remise en cause l'approche traditionnelle en économie. On peut donc parler d'un échec dans ce domaine.

CONCLUSION
Le durkheimisme, bien qu'il se soit affaibli avec la première guerre mondiale, a donc constitué une véritable révolution dans le champ des sciences sociales et a touché l'ensemble des disciplines.
Mais Mucchielli va consacrer l'essentiel de sa conclusion à la question de la relecture des classiques dans l'enseignement. Il pense qu'aborder la présentation de la sociologie par l'analyse des écrits de quelques classiques est dangereuse car cela peut amener à une lecture anachronique de l'œuvre et que çà pousse à présenter l'Histoire de la pensée sociologique comme la succession de pères fondateurs alors qu'il s'agit avant tout d'un travail d'équipe et qu'il serait plus judicieux de s'intéresser à des « moments fondateurs ». Par ailleurs, la présentation sous formes de courants amène à hypostasier des différences et à gommer les liens et les échanges. Pour l'auteur, il faut d'abord montrer en quoi le regard sociologique (ici durkheimien) apporte quelque chose de nouveau et influence d'autres disciplines.

Je n'ai pu refléter dans cette fiche l'extrême érudition qui parcourt cet ouvrage. On peut toutefois émettre quelques réserves et critiques . La première, inhérente au projet de l'auteur, est que le livre se limite à la construction de la perspective sociologique au cadre français ; on peut supposer que le cheminement a été différent pour les deux autres foyers importants de la sociologie, l'Allemagne et les Etats-Unis. On peut également se demander si le livre ne souffre pas d'une forme de « sociocentrisme » tant tout est analysé du point de vue du champ de la sociologie et donne l'impression que ce sont toujours les autres disciplines qui se rapprochent de la sociologie ou refusent le dialogue avec elle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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