georges BALANDIER - SENS ET PUISSANCE - LES DYNAMIQUES SOCIALES

 – P.U.F. – 1971)

           Généralement, les sociétés sont étudiées soit sous l’angle de la structure soit sous l’angle des « dynamismes » (néo-évolutionnisme, développementalisme,…). Balandier propose une approche en termes de « dynamique des structures » où la Société n’est pas un donné mais un ajustement approximatif entre diverses structures dans lequel trois ordres de dynamique sont à l’œuvre : la dynamique de reproduction, la dynamique de pleine réalisation de la société et la dynamique de changement.;

Dans cette optique, le changement ne constitue pas une étape transitoire mais est un état permanent sui peut être endogène (produit de stratégies d’acteurs, de contradictions entre les Institutions ou entre les structures d’âge différentes) ou exogène (ou « du dehors »). Dans cette perspective, la question des mutations est centrale car on ne peut pas retenir l’idée de continuité (cf Auguste Comte) ou de ruptures (cf Durkheim) et le repérage de la mutation devient complexe car les différentes instances de la réalité changent à des vitesses et en des sens différents. Ce sont les contradictions entre ces instances qui constituent la dynamique sociale mais il faut ajouter que le départ d’une mutation est bien souvent masquée, donc difficile à repérer.

        Les diverses sciences sociales ont développé leur propre approche du développement. Pour Balandier, l’anthropologie s’intéresse plus particulièrement aux changements exogènes (« du dehors ») qui apparaissent sous l’angle de l’acculturation (qu’il s’agisse de domination ou de relations internationales plus équilibrées). Dans le cadre de « sociétés inégales » cela se fait généralement dans un contexte de dépendance auquel les PVD répondent par « anomie » (retrait ou xénophobie), par le développement d’une contre acculturation ou par l’action politique. Dans ce cadre, le mythe est essentiel car, au-delà de sa fonction conservatrice, il permet d’intégrer les éléments extérieurs (comme le christianisme par exemple),de réhabiliter les manières d’être traditionnelles ou de forger une idéologie (Balandier retient l’exemple de la « négritude »).

Le changement se traduit également par des conflits entre les Institutions qui changent et celles qui perdurent (liens du sang Vs rationalité économique par exemple) et cela entraine des désajustements (conflits de normes, hausse des déviances,…) mais il faut pouvoir distinguer les situations anomiques des désajustements nécessaires.

        Il faut donc favoriser le développement qui sera en cohérence avec les conditions locales en recherchant les éléments dynamiques (notamment les classes moyennes) et en réglant d’abord le problème rural et tenir compte du fait que les principes de stratifications précoloniaux (ethnies, castes,…) qui ont souvent plus d’importance que les classes en formation durant la période coloniale.

 

 

 

 

Commentaires (2)

1. hassan (site web) 21/10/2014

great web site

2. Toussaint ADODO (site web) 24/08/2011

j'apprécie la manière dont le livre a été élaboré.pour ma part,je veux que qu'un accent sois mis sur les deux dynamiques.

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